La robotique avancée semble désormais avoir intégré le socle technologique industriel français, avec un niveau de déploiement comparable aux « SI d’exploitation ». C’est une évolution importante car elle contribue à améliorer la performance opérationnelle, en favorisant l’automatisation et l’intégration des processus industriels.
L’IA connaît une accélération marquée en 2025, portée par l’IA générative, avec en moyenne 35 % d’entreprises en France et en Allemagne qui l’ont déployée contre 3 % en 2024. Il s’agit d’usages simples à impact rapide, tandis que l’IA industrielle reste plus complexe à déployer à grande échelle. La R&D est, comme l’année précédente, la fonction la moins digitalisée, non loin de la production et de la maintenance.
Légèrement moins de 80% des entreprises ayant déployé des solutions digitales (dont IA et data) observent un vrai gain de performance. Ce constat souligne l’importance du ciblage des cas d’usage et des conditions de passage à l’échelle. En effet, le passage à l’échelle reste le principal blocage : seule 1 entreprise sur 5 parvient à industrialiser ses solutions digitales dans les délais attendus. Le principal frein demeure l’interopérabilité de l’infrastructure et des données au sein de l’entreprise. Enfin, le baromètre met en évidence une forte corrélation entre maturité digitale et performance : les deux-tiers des répondants se considérant « experts du digital » auraient atteints leurs objectifs de performance ; seuls 16% de ceux qui n’ont pas terminé de digitaliser leurs moyens de production ont atteint leurs objectifs de performance.